Dans la série « explique moi la vie« , voici enfin ma théorie sur les vés et les circonflexes.
Il s’agit d’une théorie sur le bonheur et le malheur.
Tout d’abord, je prends le temps de clarifier le vocabulaire.
Il y a un aspect important à saisir avant tout, c’est celui de la durée.
La différence entre le court et le long terme est énorme.
Ainsi, je pars du principe que le bonheur et le malheur sont des sentiments à long terme tandis que joie et peine sont des sentiments à court terme.
Il y aurait donc globalement deux types de gens.
Les circonflexes
Ils sont globalement malheureux avec de temps en temps des moments de joie.
Ces pointes de joie les sauvent momentanément.
En revanche, la joie étant à court terme. Une fois l’effet très court passé, ces moments de joie les renvoient à leur malheur global de façon violente.
Sur le grand graphe du bonheur Couilles-trotinettien, ils sont globalement en pente descendante. Ils font une petite pointe avec leur joie mais redescendent ensuite bien plus bas qu’avant.
Ces petites pointes de joie ressemblent au caractère : ‘ ^ ‘ ou accent circonflexe. D’où le nom de ces personnes.
On peut dire que les circonflexes sont les globalement malheureux et ponctuellement joyeux.
Il s’agit en général de personnes qui semblent tout avoir pour être heureuses (famille, argent, travail) mais qui n’arrivent tout simplement pas à en profiter.

Ces personnes ont souvent été élevées dans la richesse, elles sont dépressives et blasées.
Elles vont par exemple tenter de combler le vide dans leur vie par un achat impulsif (pic de joie à très court terme). Cet achat devrait les rendre heureuses. Mais une fois l’achat effectué, elles se rendent compte que c’est nul, que ça ne comble rien du tout et que maintenant elles sont à sec.
Un autre pic de joie peut survenir lors de soirées avec des amis comme pour le nouvel an. Sur le moment, tout ira à merveille, c’est la joie. Mais le blues du lendemain de fête les guette. Et ce blues les entrainera encore plus bas qu’elles n’étaient déjà.
Ces personnes ne savent pas profiter de ce qui est à portée de leur main et désirent toujours ce qui leur est impossible d’avoir.
Le pire étant qu’elles pensent rechercher le bonheur alors même que leur état d’esprit les en empêche. Ce paradoxe logique se rapproche du Catch 22.
Les vés
Ils sont globalement heureux avec de temps en temps des moments de peine ou de chagrin.
Contrairement aux circonflexes, ils peuvent avoir la meilleure des vies.
Ils ont donc des moment de peine mais même s’ils pleurent quelque chose, ce sera quelque chose qu’ils auront eu, vécu ou connu.
Ces moments de peine leur permettent de se rendre compte à quel point le reste est génial, de se raccrocher encore plus à ce qu’il leur reste.
Par la même occasion, ils apprécient encore plus la vie.
Leur courbe sur le grand graphe du bonheur Couilles-trotinettien est à l’opposé des circonflexes.
Leur nom provient de la lettre « v » qui s’oppose donc au « ^ ».
On peut dire que les vés sont globalement heureux et ponctuellement peinés.
Ces personnes se connaissent bien et savent ce qui est vraiment important à leurs yeux.
Ceci explique comment certaines personnes qui se retrouvent seules pour élever trois enfants, avec le père parti à l’étranger sans prévenir en laissant d’énormes dettes arrivent quand même tous les jours au travail avec un sourire radieux.

Ces personnes peuvent être confrontées à n’importe quel type de drame et en sortiront toujours plus fortes.
Ces personnes ont grandi en apprenant à ne compter que sur elles-même et savent se débrouiller dans toutes les situations.
Nul besoin d’achats impulsifs pour ces personnes, elles se contentent de peu et ont appris à apprécier les petites choses de la vie qui au final les mènent vers le bonheur.
Le grand graphe Couilles-trotinettien

Maintenant comparons ma théorie aux ventes de produits Apple et Nintendo.
Il n’y a pas de lien cause à effet simpliste. Revendre ses produits high-tech ne fera pas remonter votre courbe.
Tout dépend de votre état d’esprit à la base. Il faut peut être en revanche envisager un tour du monde spirituel pour laver son filtre de perception.
Le problème étant ensuite des difficultés à se réhabituer à la société moderne.
Vous ne pourrez donc plus avoir de rapports sexuels avec de jeunes citadines dévergondées assoiffées de grosses voitures.
Il faudra vous contenter de forniquer frénétiquement sur une plage déserte avec de jeunes écologistes idéalistes refusant de s’épiler sous les bras.
Mais après tout, comme vu plus haut, il faut apprendre à se contenter.

C’est peut être ça le bonheur !
Remerciements à FlashKK pour le schéma. Ceux qui m’ont aidé à élaborer cette théorie se reconnaîtront sûrement ! Merci.